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Les valeurs défensives: une situation inédite |
Décembre 2009 |
Aujourd’hui, les actions défensives affichent un rendement attractif pour une valorisation modérée.
Explications :
- Les options pour rémunérer l'épargne posent actuellement un nouveau défi en matière d'allocation d'actifs. En effet, les taux monétaires offrent une rémunération historiquement faible (EONIA : 0,35%) tandis qu'une obligation à 10 ans de l'Etat français verse un coupon de 3,4% malgré le danger représenté par l’envolée de la dette publique. Par ailleurs, une obligation privée à 5 ans (notée BBB, soit « investment grade ») rapporte aujourd’hui en moyenne moins de 4% contre 8% en début d'année (exemple : Saint-Gobain).
- Après le rebond du marché actions et celui concomitant du crédit, l'investisseur prudent doit se préparer aux déceptions éventuelles liées à la vigueur de la reprise. Les sociétés cotées à rendement net élevé constituent dès lors une bonne alternative pour l'investisseur. Pour se faire, il doit sélectionner sur le marché actions des sociétés à bilan sain qui versent un dividende élevé sur une base pérenne. Ce sont le plus généralement des valeurs qui ont sous-performé le marché en 2009 (telles : GDF Suez qui affiche une performance négative de -18,9%, Vivendi -17,5%, France Telecom -13,2%).
- Plusieurs secteurs répondent à ces critères : pharmacie, utilities, pétrole, infrastructures et télécoms. A titre d'exemple, l'action France Telecom verse un rendement net de 8,2% (calculé sur la base d'un cours à 17€ et d'un dividende 2009 de 1,4€) alors que l'obligation à 5 ans France Telecom verse un coupon de 3%. De grands gérants obligataires américains, tels que Bill Gross chez PIMCO, ont annoncé récemment qu'ils considéraient l'achat de valeurs à fort rendement comme stratégie alternative aux placements monétaires, aux obligations d'Etat et aux obligations privées.
- Les rendements moyens 2009 des fonds Centifolia, Centifolia Europe et du compartiment LIFE sont respectivement de : 4,3%, 3,7% et 4,5% contre des niveaux respectifs de 4,02% pour le CAC 40, 4% pour le SBF 120 et 3,3% pour le DJ Stoxx 600. Le critère du rendement sera primordial dans le choix des valeurs dans les portefeuilles. Avec de tels niveaux de rendement, une réappréciation relative de ces secteurs d’ici à 12 mois paraîtrait logique.
Les indications données sont arrêtées au 30/11/2009
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